Grève pour les salaires chez L'Oréal

 

Les salariés de l’Oréal étaient en grève le 18 février pour revendiquer une augmentation générale des salaires, parce que "nous aussi nous le valons bien" ont indiqué les syndicats en détournant le slogan publicitaire de la marque.

Des débrayages d'une à deux heures ont débuté en fin de matinée, comme à Vichy (usine dans l'Allier), Chevilly-Larue (centre de recherche dans le Val-de-Marne), Marly-la-Ville (centre logistique dans le Val-d'Oise). A Ormes (Loiret), dans la filiale Gemey Maybelline Garnier, à l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

Cinq syndicats (CFDT, CGT, CFE-CGC, CFTC, FO) avaient appelé à un mouvement de grève national dans le groupe afin de "montrer à la direction la détermination des salariés" et obtenir "une revalorisation annuelle et systématique de tous les salaires par des augmentations générales, basées au minimum sur l'inflation en plus de la récompense liée au mérite".

Ils souhaitent aussi un rattrapage de 9% "dès cette année pour compenser la perte des années antérieures".

Début février, quatre sites de L'Oréal (La Barbière, Ormes, Rambouillet, Vichy) avaient déjà été touchés par une grève d'un à deux jours pour les mêmes motifs.

Un rassemblement des délégués syndicaux était prévu le 19 février au siège à Clichy durant la deuxième séance de négociations annuelles obligatoires (NAO) sur les salaires.

 

Les syndicats de France Télévisions appellent à la grève le 13 février

 

8 syndicats de France Télévisions appellent l'ensemble des salariés de l'audiovisuel public à la grève et à une manifestation le mercredi 13 février pour "exiger la pérennité du service public, de son financement et de son périmètre".

"Pour la première depuis l'existence du groupe France Télévisions, l'ensemble des syndicats (CFDT, CFTC, FO, SNJ, SITR, SNJ-CGT, SNRT-CGT et Sud) lancent un appel commun aux salariés de France Télévisions et à l'ensemble des salariés de l'audiovisuel public (Radio France, RFI, TV5 Monde)", a déclaré Jean-François Téaldi, l'un des porte-parole de l'intersyndicale.

Compte tenu des "conséquences du projet de modification du mode de financement de l'audiovisuel public et des risques de démantèlement qui en découlent", les syndicats soulignent la "nécessité d'appeler les salariés à la mobilisation pour exiger la pérennité du service public audiovisuel, de son financement, de son périmètre et le respect du pluralisme".

Les syndicats ont demandé au président de la République de les recevoir pour "obtenir des garanties sur ces points".

Un préavis de grève de 24 heures a été déposé à France Télévisions (France 2, France 3, France 4, France 5 et les chaînes de RFO). Une manifestation est prévue le même jour de 14H00 à 18H00 entre l'Assemblée nationale et l'Elysée.

Nicolas Sarkozy a annoncé le 8 janvier un projet de suppression de la publicité sur les chaînes publiques. Il a promis que la disparition des recettes publicitaires dans l'audiovisuel public serait "compensée intégralement", mais les solutions avancées pour compenser le manque à gagner soulèvent des interrogations chez les syndicats et certains acteurs du secteur.

Le 28 janvier, le SNJ, deux syndicats CGT de France 3 (journalistes et techniciens), le syndicat CFDT des médias et la Société des journalistes (SDJ) de la rédaction nationale de France 3, ont tous exprimé leur inquiétude sur une éventuelle "privatisation" de la chaîne publique.

 

voir la suite