Chômeurs : Hausse en janvier (+0,7%)

 

Le nombre de chômeurs inscrits fin janvier à l'ANPE en catégorie 1 a augmenté de 0,7% comparé à décembre (+13.200) pour atteindre 1,910 million.

Ces chiffres sont corrigés des variations saisonnières. La catégorie 1 de l'ANPE sert de baromètre officiel depuis 1995. Elle ne retient que les personnes cherchant un emploi à temps plein en CDI et n'ayant pas travaillé plus de 78 heures dans le mois écoulé. Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits dans cette catégorie à l'ANPE a atteint 1.910.500 fin janvier.

Le nombre de chômeurs inscrits en catégories 1, 2 et 3 hors activité réduite, qui englobe les personnes prêtes à accepter un temps partiel, un CDD ou un intérim, s'est établi à 2.029.700. Il a augmenté lui aussi de 0,7% par rapport à décembre.

En janvier, la hausse du nombre d'inscrits a été la même pour les hommes et les femmes, mais a davantage pénalisé les moins de 25 ans (+2,1%) que les autres tranches d'âge (+0,5% pour les 25-49 ans, +0,2% pour les 50 ans ou plus).

Si l'on prend en compte les nombreuses personnes déclarant un petit boulot en plus de leur recherche d'emploi (catégorie 1 + 6), la hausse observée en janvier est plus nette (+1,4% à 2,379 millions).

En revanche, le nombre d'inscrits depuis plus d'un an à l'ANPE a diminué de 1,2% en janvier et est passé sous la barre des 500.000 personnes (-19,5% sur un an).

Le nombre d'inscriptions en catégorie 1 a augmenté au cours des trois derniers mois de 1,7%. Le nombre de premières inscriptions baisse (-6,6%), de même que les inscriptions suite à un licenciement économique (-5,8%), ou pour un motif autre (-5,8%), mais les inscriptions consécutives à un CDD (+3,4%) ou une mission d'intérim (+0,7%) augmentent.

 

L'envolée des prix de l'électricité fait monter la grogne en Europe

 

En un an, les prix de gros de l'électricité ont grimpé de 30 % à 40 % en France et en Allemagne. La flambée du pétrole alimente le mouvement. Mais l'augmentation des tarifs, alors que les compagnies électriques dégagent d'énormes profits, suscite de plus en plus de contestation.

 

C'était le 1er  juillet dernier. Avec la dernière étape de la libéralisation de l'énergie, les particuliers devenaient, partout en Europe, libres de choisir leur fournisseur de gaz et d'électricité. C'était déjà le cas depuis plusieurs années pour les entreprises. Une vaste dérégulation censée stimuler la concurrence et faire baisser les prix. Le résultat ? C'est l'inverse ou presque... le 22 février, les prix de l'électricité sur les marchés de gros ont battu leurs records historiques. Les cours à terme du mégawattheure en base pour 2009 sont montés jusqu'à 64,65 euros en France et 64,25 euros en Allemagne. En un an, les prix ont ainsi grimpé de 39 % dans l'Hexagone, 30 % de l'autre côté du Rhin.

Un mouvement que les compagnies tentent évidemment de répercuter sur leurs clients. Mais l'affaire prend une tournure délicate, au moment où les industriels en cause dévoilent leurs très solides profits réalisés l'an dernier : 5,6 milliards d'euros pour EDF, 2,7 milliards pour l'espagnol Endesa comme pour l'allemand RWE, 2,4 milliards pour Iberdrola, etc.

En France, les ménages sont momentanément protégés d'une hausse brutale des tarifs. EDF s'est engagé à ne pas les augmenter plus que l'inflation, jusqu'en 2010. Il n'en va pas de même pour les entreprises. Ces dernières semaines, un violent bras de fer a opposé l'électricien à sa tutelle. Pour bâtir son nouveau plan à moyen terme, le management d'EDF voulait relever d'environ 25 % ses tarifs pour les professionnels entre 2008 et 2010, afin de les faire converger vers ce qu'il estime être le coût de renouvellement de ses centrales nucléaires. L'Etat lui a demandé de revoir sa copie. Dans sa version finale, le programme d'EDF ne prévoit officiellement aucune hausse de tarif. Mais le débat ne manquera pas de se rouvrir cet été, les tarifs étant traditionnellement revus en août.

En Allemagne aussi, les autorités montrent les dents. En janvier, l'agence fédérale en charge des réseaux a ainsi ordonné à RWE et à EnBW de réduire de près de 30 % les commissions imposées aux autres opérateurs pour l'utilisation de leurs réseaux.

En Grande-Bretagne, c'est l'envolée des profits de Centrica qui a mis le feu aux poudres. Un mois après avoir augmenté de 15 % ses tarifs, l'ex-opérateur historique British Gas a révélé jeudi qu'il avait multiplié par 6 son bénéfice, en 2007, dans sa branche alimentant les ménages. Les associations de consommateurs comme Energywatch sont immédiatement montées au créneau. Face à la controverse, Richard Lambert, le directeur général du CBI - le patronat britannique - a exceptionnellement volé au secours de l'un de ses membres, rappelant que « les entreprises ont besoin de réaliser des profits pour pouvoir investir ».

L'Ofgem, le régulateur britannique du secteur, a de son côté ouvert une enquête sur les fournisseurs d'énergie. 5 des 6 grands énergéticiens outre-Manche ont annoncé, le mois dernier, des hausses à deux chiffres sur les prix du gaz, un tout petit peu moins sur l'électricité. «Jusqu'à présent, nous n'avons pas de preuve évidente que le marché ne jouerait pas son rôle, souligne Alistair Buchanan. Néanmoins, les récents événements ont augmenté la préoccupation des consommateurs et ébranlé leur confiance dans le fait que la concurrence fonctionne bien. »

Les compagnies sur la sellette assurent qu'il n'y a pas de cartel.

A Bruxelles, enfin, la Commission européenne enquête depuis plus de 2 ans sur de possibles pratiques anticoncurrentielles dans le secteur et devrait rendre ses conclusions dans les mois qui viennent. Elle cherche aussi à rendre la concurrence plus effective, par exemple via un démantèlement des anciens monopoles intégrés verticalement.

 

Inflation record depuis 1992

 

Sur les 12 derniers mois, les prix à la consommation ont augmenté de 2.8% selon l'Insee.

Pour l'Insee, ce record d'inflation est inégalé depuis 1992. En janvier les produits alimentaires repartent à la hausse. Sur un mois, ils progressent de 1.3%, mais comparé au mois de janvier 2007, l'alimentaire prend 4.2%. Les produits frais ont par exemple augmenté de 3.3% sur un an et de 2.7% par rapport à décembre.

Le coût de l'énergie. Sur un an, augmente de 12.3%. Pour les seuls produits pétroliers, l'inflation est de 0.5% en janvier et de 19.1% depuis douze mois. A la pompe, les carburants flambent de 16.7% sur un an. «De plus, en janvier 2008, le prix du gaz de ville a été réévalué de 4.3%».

 

Pas d'accord 2008 sur les salaires dans la Fonction publique

 

Les organisations syndicales de la Fonction publique ne signeront pas le volet salarial du protocole sur le pouvoir d'achat présenté par le ministre du Budget et de la Fonction publique, jugeant "insuffisante" la revalorisation générale de 0,8% proposée pour 2008.

Mercredi, la Fédération syndicale unitaire (FSU, premier syndicat de la Fonction publique d'Etat) a annoncé qu'elle rejetait en bloc le protocole d'accord.

L'UNSA rejette la proposition sur la hausse du point d'indice de 0,8% qu'elle juge "insuffisante", ainsi que la création d'une "garantie individuelle de pouvoir d'achat" (GIPA) permettant de rattraper au cas par cas une éventuelle perte en fonction de l'évolution des prix. Le syndicat est en revanche prêt à signer le volet social, "sous réserve de certains amendements" sur l'essentiel des mesures prévues.

La CFTC, elle aussi, refuse de ratifier le volet salarial. "Il n'y aura une fois encore pas d'accord sur les salaires cette année", a déclaré le porte-parole de la CFTC-Fonction publique Michel Moreau. La CFTC pourrait donc comme l'UNSA ratifier certaines autres parties du protocole qu'elle juge "intéressantes".

Le président de la fédération CFE-CGC, a précisé dans la soirée que son syndicat signerait quatre volets sur six.

Le syndicat FO des fonctionnaires devait se prononcer ce mercredi dans la soirée mais son secrétaire général Gérard Noguès indiquait dans l'après-midi que "le compte n'y est pas".

La CFDT doit se prononcer jeudi mais était sur la même position mercredi que l'UNSA et la CFTC. La Confédération ne signera pas la proposition de hausse de 0,8% et rendra sa décision sur les autres volets jeudi.

La CGT pour sa part a décidé de se donner "quelques jours" pour réfléchir, tout comme Sud-Solidaires, mais ces deux organisations ne cachaient pas mercredi qu'elles n'approuveront pas le montant proposé pour la revalorisation du point d'indice.

 

Une PME invente le contrat antigrève

 

Comment garantir à un client une permanence de service quand la grève menace? GT Logistics, une entreprise girondine de transports, a proposé à ses salariés de leur avancer 1000 euros.

En échange, ils s'engagent à «maintenir» la prestation effectuée sur le site de l'entreprise à Tarnos dans les Landes pour le compte de l'un de leurs clients, Turbomeca. Ce site, qui emploie une centaine de personnes, est touché par des débrayages dans le cadre des négociations salariales annuelles.

Les syndicats ont aussitôt dénoncé cette initiative qualifiée de «rachat du droit de grève». Selon des avocats interrogés hier par Le Figaro, ce type d'incitation à ne pas faire grève serait discriminatoire. Elle pourrait donner lieu à des poursuites pénales. Les salariés qui n'en auraient pas bénéficié pourraient également prétendre à des dommages et intérêts.

La CFDT a fait part de son intention de saisir l'inspection du travail.

 

Négociation salariale dans la Fonction Publique 1er round

 

Le ministre de la Fonction publique et du budget, a proposé le 18 février aux organisations de fonctionnaires une revalorisation générale des salaires de 0,7% en 2008.

Cette revalorisation se ferait en deux temps: 0,5% au 1er mars et 0,2% au 1er octobre.

Les discussions avec huit fédérations de fonctionnaires, (CGT, CFDT, FO, FSU, CFTC, CFE-CGC, Unsa et Solidaires), se poursuivaient dans la soirée.

Après l'échec d'une première réunion en décembre, Eric Woerth avait proposé initialement un relèvement de 0,5% du point d'indice pour les fonctionnaires au 1er mars.

Les syndicats, qui réclament un rattrapage sur 2007, jugent ces propositions insuffisantes pour les cinq millions de fonctionnaires concernés compte tenu de l'inflation prévue par le gouvernement pour 2008 évaluée à 1,6%.

Eric Woerth, qui refuse de parler de rigueur, avait affirmé dans Le Monde, daté de mardi, que la hausse de 0,5 du point d'indice constituait "un point d'entrée" dans la discussion.

Il a fait également état d'une prime destinée à compenser la perte de pouvoir d'achat de certains fonctionnaires mise en lumière par une étude de l'Insee.

 

Les grands patrons ont gagné 40% de plus en 2007

 

Les PDG de l'Hexagone sont les patrons les mieux payés d'Europe. En 2007, 77% des grands patrons d'entreprises françaises ont vu leur rémunération augmenter fortement. C'est ce qui ressort d'une étude de Hay Group publiée par le quotidien « La Tribune ». Ainsi, la rémunération annuelle des grands patrons du CAC 40 dépasse 6 millions d'euros (salaire de base, bonus et stock-options compris). Celle des dirigeants des sociétés les moins importantes du CAC 40 et des plus grosses de l'indice élargi SBF 120, atteint 2,6 millions d'euros. Quant aux patrons des plus petites entreprises du SBF 120, leur rémunération atteint 882.000 euros.

L'augmentation importante des salaires des grands patrons en 2007 revient essentiellement à l'envolée des bonus et à la valorisation des stock-options. Selon l'étude, les stock-options ont augmenté de 48% pour 58% des 135 entreprises étudiées. Par ailleurs, un tiers des entreprises distribue ces actions quelle que soit la performance du dirigeant, et de plus en plus de PDG bénéficient d'un «parachute doré» qu'ils peuvent toucher en cas de départ : en 2007, ils étaient 39% à ne pas en avoir contre 60% en 2006.

 

Alcatel-Lucent: 400 emplois supprimés en France

 

L'équipementier en télécoms Alcatel-Lucent a annoncé le 1er février la suppression d'environ 400 nouveaux emplois d'ici fin 2008 sur 11.700 au total en France, sans fermeture de site et sous la forme de départs volontaires, un "plan de trop" selon les syndicats.

Ces nouvelles coupes dans les effectifs, dont la moitié se feront par des mesures d'âge, sont la traduction française d'un plan mondial de réduction des coûts touchant 4.000 postes, annoncé le 31 octobre alors que le tandem Patricia Russo-Serge Tchuruk à la tête du groupe était confronté à des résultats en berne.

Il y a un an, Alcatel-Lucent, issu de la fusion en décembre 2006 entre le français Alcatel et l'américain Lucent, avait déjà lancé un plan de 12.500 suppressions d'emplois dans le monde, dont 1.468 en France qui ne sont pas achevées. Les deux plans se superposeront jusqu'en 2009.

Christian Le Bouhart, secrétaire (CFDT) du comité central d'entreprise d'Alcatel-Lucent France, a déclaré "interpeller de nouveau le gouvernement", qui l'an dernier avait promis d'intervenir et avait installé un groupe de travail sur les perspectives du secteur des télécoms.

"Le rapport Faure qui en est issu, largement repris dans un des chapitres du rapport Attali sur la croissance, attend toujours d'être appliqué", souligne le syndicaliste, qui note que les fournisseurs comme Alcatel sont "énormément pressurés" et défavorisés sur le marché mondial.

Pour Marc Marandon (CGT), "le plan 2008 est soft, il faut remettre les gens au travail, mais dans les années à venir s'il n'y a pas de changement de stratégie industrielle, on va de nouveau sabrer".

"La recherche et développement est tout juste maintenue en France", relève la CFDT, des lignes de produits étant arrêtées mais compensées par des investissements dans le Wimax (internet haut débit sans fil) et dans le projet LTE (long term evolution) en vue de la future norme de réseau mobile de 4e génération.

Par sites, 232 postes doivent être supprimés à Vélizy (Yvelines), 49 à Ormes (Loiret), 41 à Villarceaux (Essonne), 28 à Lannion (Côtes-d'Armor), 25 à Orvault (Loire-Atlantique), 23 à Eu (Seine-Maritime) et 34 au siège parisien. De plus, 278 salariés seront concernés par de la mobilité interne.

"L'influence de la France dans le groupe est fortement revue à la baisse", a déploré une intersyndicale CFDT-CGT-CFTC, appelant à des rassemblements sur les sites le 4 février.

Au même moment vendredi, près de la moitié des salariés du site d'Illkirch (Bas-Rhin), appartenant à une filiale épargnée, ont débrayé pour leurs salaires, estimant ne "pas avoir à faire les frais d'une fusion (Alcatel-Lucent) qu'ils n'ont pas voulue".

 

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