150 à 180 emplois menacés chez Packard Bell à Angers

 

Entre 150 et 180 emplois sur près de 400 seraient menacés au sein de l'usine informatique Packard Bell à Angers, ont annoncé mardi les représentants syndicaux. Réunis en intersyndicale, CFDT, CFTC et CFE-CGC ont indiqué qu'ils déclencheraient un droit d'alerte à l'occasion du prochain comité d'entreprise le 20 avril 2007 afin d'obtenir des réponses plus précises quant à l'avenir de leur site.

Depuis plusieurs mois, des rumeurs de nouveau plan social se multiplient. "Notre direction nous confirme régulièrement que des décisions importantes vont être prises mais sans jamais se montrer plus précise. La réalité, c'est qu'après la production, on vide petit à petit l'usine de toutes ses autres activités", a expliqué le délégué CFE-CGC, précisant que le chiffre de 150 à 180 emplois correspondait au "départ programmé des services d'achats, de planning et d'engineering notamment".

Cédée en 2006 par le groupe informatique japonais NEC à l'investisseur sino-américain Lap Shun Hui, Packard Bell est l'un des principaux fabricants d'ordinateurs grand public en Europe. En France, son unique site industriel se trouve à Angers. L'entreprise emploie au total près de 470 salariés (400 à Angers, 70 au siège à Puteaux). Peu avant sa vente en 2006, le site angevin avait déjà été confronté à un plan social qui s'était traduit par près de 180 suppressions d'emplois et le départ de la production d'ordinateurs de bureau vers la République tchèque.

 

Grève des cheminots en limousin!

Point de vue du syndicat FO Cheminot

 

A partir du 17 avril 2007, un mouvement de grève touche l’Etablissement Matériel Traction du Limousin. Un préavis de grève unitaire (FO, CGT, SUD et FGAAC) a été déposé. Dans ce cadre, une audience officielle s’est tenue le 11 avril dernier.

La Direction de l’Etablissement du Limousin a annoncé la suppression de 66 emplois pour 2007, touchant tout les grades et toutes les filières. Cela représente 12% de l’effectif total de cet établissement ! ! !

Alors que les besoins de transports publics augmentent, que l’amélioration des conditions de vie et de travail des agents doit être une priorité, la Direction coupe et tranche ! Par exemple, elle entend sacrifier Logistique et programmation chez les gestionnaires de moyens.

La direction demande du temps pour "communiquer sur les réorganisations" mais n’entend pas perdre de temps pour supprimer les emplois des cheminots.

Tous les cheminots de l’E.M.T. du Limousin sont bien sûr concernés, quelles que soient leurs tâches, leurs responsabilités, leurs grades, qu’ils soient sédentaires ou roulants.

Ce mouvement de grève a été reconduit dans la journée par les assemblées générales de Limoges et Brive. Cela témoigne de la détermination des cheminots à se battre contre l’hystérie rigoureuse d’une direction d’établissement qui mène ce site à un déclin froidement programmé.

C’est pourquoi les organisations syndicales appellent à poursuivre la mobilisation et exigent : l’arrêt des restructurations, le maintien des emplois sur l’ensemble de l’E.M.T. pour répondre aux besoins de développement du service public ferroviaire sur la région.

 

Les salariés de Metzeler de Charleval  dans l’Eure empêchent le déménagement de leurs machines vers la Tunisie

 

Les salariés de l'usine Metzeler de Charleval Eure, inquiets de voir leur outil de travail transféré vers la Tunisie, bloquent les accès à leur entreprise où 310 emplois sur 940 sont menacés.

Ils avaient déjà effectué un premier blocage le 17 mars, lorsqu'un premier camion de déménagement est entré dans l'usine qui fabrique des pièces pour automobiles.

L'intersyndicale de cette entreprise a appelé lundi matin tous les salariés à cesser le travail s.

En décembre dernier, l'équipementier automobile allemand Metzeler avait annoncé un plan social avec la suppression d'ici 2008 de 310 emplois et la délocalisation d'une partie de l'activité finition des machines dédiées à la nouvelle Renault Clio.

 

A Visteon à Charleville-Mézières: les salariés refusent le rachat de leur RTT

 

Une majorité des salariés de l'équipementier automobile américain Visteon à Charleville-Mézières a refusé le 13 mars 2007 le rachat de RTT proposé par la direction pour honorer un nouveau marché et sauver des emplois.

La direction justifiait sa proposition par la possibilité d'obtenir un nouveau marché de climatiseurs pour Ford et de maintenir au total quelque 800 emplois sur le site dans quelques années.

La même direction avait déjà annoncé en octobre la suppression de 314 emplois (dont une centaine de CDI) à l'horizon 2008 sur un total de quelque 1.200, en invoquant notamment des difficultés liées à la concurrence avec les pays de l'Est.

Le référendum a divisé les syndicats. La CFDT et la CFE -CGC ont soutenu le principe du rachat des RTT. Deuxième syndicat du site, la CFTC a dit non: le délégué du personnel CFTC du CE, a déclaré "Nous sommes pour les 35 heures effectives: on rend nos 20 RTT et nous faisons 35 heures par semaine, c'est ce que nous avions proposé",  en précisant que "l'entreprise fait 60 millions de bénéfice".

A l'annonce des résultats mardi matin, les cadres et assimilés ont fait signer une pétition contre le résultat de la consultation interne.

 

Les salariés de la fonderie de Ponchardon dans l’Orne reprennent leur entreprise et sauvent 196 emplois

 

En liquidation judiciaire depuis 17 mois la fonderie de Ponchardon vient d'être reprise par ses salariés qui, sous la forme juridique d'une société coopérative de production (SCOP) vont sauver 196 emplois.

La reprise a été entérinée le 12 mars 2007après-midi par le tribunal de commerce d'Alençon qui a accepté le dossier des salariés. La reprise effective qui va permettre le maintien de 196 des 272 emplois se fera le 1er avril prochain.

 

A Angers, Continental rachète une usine puis la ferme

 

Depuis le 1er mars 2007, une grève paralyse l'usine Continental Automotive Systems d'Angers, réputée pour sa haute technologie en électronique automobile (GPS, régulateurs de tension, calculateurs d'injection...).

Le 12 décembre 2006, le repreneur allemand  de Motorola a annoncé que le site fermerait en décembre 2008 et que les activités seraient délocalisées en Roumanie et en Chine. Motif : une main-d'oeuvre trop chère. Un coup de massue pour les 330 salariés, six mois à peine après le rachat de cette entreprise par Continental Automotive Systems.

Les heures supplémentaires imposées en janvier ont avivé encore l'amertume

 

Les salariés d'Alcatel entrent en "résistance"

 

Les salariés d'Alcatel-Lucent restent mobilisés contre un plan de 1.500 suppressions d'emplois en France, notamment en Bretagne, une région particulièrement touchée.

"L'état d'esprit est fermement à la résistance. On voit bouger dans la hiérarchie des gens qui ne bougeaient pas avant", confie Marc Marandon, représentant CGT sur le site Alcatel-Lucent de Lannion (Côtes d'Armor).

Avec 435 emplois de cadres supprimés, dont la moitié à Lannion, et le transfert des deux sites Alcatel-Lucent de Rennes vers Orvault (Loire-Atlantique), l'ouest est frappé dans son principal secteur de haute technologie, les télécommunications. Des actions symboliques sont prévues vendredi sur tous les sites du groupe en France, avant une grande manifestation le 15 mars devant le siège parisien.

"En 2000, il y avait 1.600 personnes à Lannion. Il n'y en a plus que 1.100. Ils veulent supprimer encore 200 emplois. Depuis 20 ans, toute la production a été supprimée. Maintenant c'est la recherche et développement (R&D), le commercial, le support. Selon les syndicats, les emplois d'ingénieurs sont délocalisés "vers la Chine et les pays à bas coûts". "On nous disait encore récemment que nous étions la perle de la R&D. Nos métiers sont supposés être à haute valeur ajoutée. Si on perd ce niveau de qualification stratégique en France, il restera quoi après?"

 

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