Thibault critique le projet sur les salaires des fonctionnaires

 

La "clause de signature obligatoire" n'existe pas en France, a déclaré Bernard Thibault,

Quatre syndicats sur huit ont signé certains volets du texte présenté en début de semaine par le ministre du Budget et de la Fonction publique.

Aucune délégation n'a paraphé la partie consacrant la proposition gouvernementale d'augmenter le point d'indice de 0,8% en 2008.

Selon le secrétaire général de la CGT, "il est peu probable qu'un seul syndicat" approuve les mesures salariales de cet accord. "Le gouvernement prendra ses responsabilités", a-t-il déclaré.

Les négociateurs de la CGT ont donné une "opinion négative" mais "le processus de négociation interne est en cours", son syndicat s'exprimera formellement sur le texte.

La CGT pourrait-elle signer d'autres volets de l'accord que les mesures salariales ?

Cette décision appartient aux négociateurs CGT pour la Fonction publique, pas à la confédération, a-t-il fait valoir. Mais "si on considère que par définition tout ce qui est mis sur la table doit être obligatoirement signé par les syndicats, à ce moment-là il faut instaurer une clause de signature obligatoire mais à ce moment-là on remet en cause l'indépendance syndicale".

Il a également déploré "l'ultimatum" lancé par le ministre, qui avait demandé aux syndicats de se prononcer sur le texte avant mercredi soir, faute de quoi il considérerait l'accord entériné.

"C'est quand même assez scandaleux de constater qu'il faille huit mois aux fonctionnaires pour obtenir une négociation et qu'à la fin  le gouvernement ne donne que 48h aux représentants syndicaux pour préciser leur position".

 

Soutien français aux syndicats autonomes algériens

 

L’Union syndicale Solidaires de France a annoncé, son soutien aux syndicats autonomes algériens pour « les droits sociaux et les libertés syndicales » en Algérie.

Solidaires organise un rassemblement de solidarité avec les syndicalistes algériens le 12 février près du Consulat général d’Algérie à Paris. L’occasion ? La grève des fonctionnaires en Algérie à l’appel d’une dizaine de syndicats autonomes de la fonction publique. « Nous voulons exprimer notre solidarité avec les syndicats autonomes et donner de la visibilité en France à ces luttes qui sont trop souvent occultées », clame Solidaires. L’Union syndicale française veut être reçue par le Consul général d’Algérie à Paris « afin de lui exprimer notre solidarité avec ces mobilisations sociales et notre exigence d’une véritable liberté syndicale en Algérie ». Solidaires dénonce « la répression subie par les syndicats autonomes algériens » et les tentatives de corruption dont ils sont victimes de la part du pouvoir ». L’Union syndicale française dénonce également « la création en Algérie de syndicats clones... pour discréditer les syndicats indépendants ».

Solidaires soutient l’intersyndicale autonome de la fonction publique sur la détérioration du pouvoir d’achat des fonctionnaires « alors que l’Algérie dispose de plus de 180 milliards de dollars dans les banques étrangères ».

 

Gandrange: les syndicats dénoncent la "cacophonie" de l'Etat

 

Les Syndicats dénonçaient le 6 février en Moselle une "cacophonie" de l'Etat sur une éventuelle intervention publique à l'usine ArcelorMittal de Gandrange (Moselle), où 595 emplois sont menacés.

"On est en train de se moquer de nous", a déclaré Edouard Martin, délégué CFDT au comité européen d'entreprise (CEE) du groupe sidérurgique, après que la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, eut déclaré mardi que Nicolas Sarkozy ne s'apprêtait pas, selon elle, à "subventionner" ArcelorMittal.

"Que le président et le gouvernement accordent leurs violons et qu'ils parlent d'une seule voix  plutôt que d'essayer de se refaire une santé sur le dos et le désarroi des salariés" de l'aciérie mosellane.

"Mme Lagarde a déclaré qu'on ne pouvait pas forcer un industriel à investir. Sauf que M. Sarkozy a bien dit que l'Etat allait investir dans Gandrange, avec ou sans Mittal".

Le président de la République a assuré à Gandrange que "l'Etat était prêt à prendre en charge tout ou partie des investissements nécessaires" pour maintenir en activité l'aciérie d'ArcelorMittal.

"Le président a pris des engagements devant le pays", a estimé Xavier Phan Dinh, délégué CGT au CEE. "Il doit maintenant les respecter, il en va de sa crédibilité".

"Il est évident que M. Sarkozy et Mme Largarde ne sont pas en phase", a estimé Pierre-Claude Sutter, délégué CFE-CGC au comité d'établissement de Gandrange.

"Si Mme Lagarde rappelle les règles du jeu, M. Sarkozy a lui lancé un pavé dans la mare en constatant les limites du capitalisme financier. En observant sa logique propre, ce système en vient à détruire des emplois industriels potentiellement viables".

 

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