Toujours plus

 

Le Medef souhaite "un effort de l'État" dans le cadre de la réforme de la taxe professionnelle, déclare notre cher Ernest-Antoine Seillière.

"Une réforme limitée à des transferts de charges aurait des effets négatifs", a-t-il dit à la veille de la présentation du rapport de la commission Fouquet, mise en place par le gouvernement au début de l'année pour tenter de dégager un consensus sur ce dossier entre l'État, les collectivités locales et les entreprises.

"Pour être efficace, la réforme de la taxe professionnelle doit s'inscrire dans une politique de diminution des charges fiscales pesant sur l'entreprise", a prévenu Ernest-Antoine Seillière lors de sa conférence de presse mensuelle. Bah voyons !! Les pauvres

"Il ne peut y avoir réforme si l'État n'accepte pas de prendre à sa charge une part de l'effort", a-t-il ajouté. Ah bon nos chers patrons libéraux osent avoir recours a l’état ?? Mais ce n’est pas anti-concurrentiel comme dirait nos eurocrates de bruxellois ??

 

"Nous sommes à la limite de l'indignation"

 

"Nous sommes à la limite de l'indignation. Nous sommes des déçus de l'alternance", a estimé mardi soir à propos du gouvernement, le président du Mouvement des entreprises de France notre cher baron Ernest-Antoine Seillière. Le pauvre, un mouchoir vite, vite !

Nicolas Sarkozy, qui a démissionné lundi de son poste de ministre de l'Economie pour prendre la tête de l'UMP, "a été relativement peu autonome, il n'a pas pu conduire une politique vraiment sarkozienne. C'est pour cela que nous avons tant d'attentes et d'espoirs sur la deuxième partie du quinquennat". Et après cela, on viendra nous dire que le MEDEF et Sarkozy ce n’est pas la même chose ! ?

"Nous attendons du gouvernement qu'il nous donne vraiment la possibilité de tourner la page des 35 heures", a-t-il déclaré en déplorant qu"on ne nous écoute pas à gauche; on ne nous écoute pas à droite". Si l’on comprend bien, tout le monde est sourd ! Décidément ils sont vraiment à plaindre ! Comment les salariés peuvent-ils penser que ce gouvernement est le plus anti-social que la France a pu connaître depuis 1945.

 

Le Medef accuse le gouvernement Raffarin de rester sourd aux entreprises

 

"Manifestement, le gouvernement a décidé de pencher entièrement dans le sens souhaité par les syndicats et de bouleverser son texte de telle manière qu'on reste là où on en est, c'est-à-dire immobile", a affirmé notre cher baron Ernest-Antoine, se disant "outré" du traitement infligé aux entreprises dans le texte de loi sur les restructurations. (Mon dieu ils ont osé !! alors que pendant 2 ans il ni a pas d’élection)

Notre baron accuse le gouvernement d'avoir "mis en pièces" un texte où il voyait "un point d'équilibre entre les prétentions" des uns et des autres.

En plus pour notre cher baron « non content de reculer sur ce texte ce soit disant gouvernement ou il compte de nombreux amis voir même le frère d’un de ces vice président ose renoncer à un contrôle accru des chômeurs dans le projet de loi de cohésion sociale, limite les allègements de charges liées à la hausse du SMIC, hausse de la taxe d'apprentissage. ( on aura tout vu )

Fustigeant des "petites manoeuvres conduisant à l'immobilisme", notre cher baron les a opposées aux options très libérales prônées par Michel Camdessus dans son rapport sur les freins à la croissance française, tout en se déclarant hostile à sa proposition de taxer les entreprises qui licencient (a enfin un accord avec le petit frère).

 

Le Medef dénonce "la reculade" du gouvernement

 

Le Medef a dénoncé "la reculade précipitée du gouvernement" concernant l'avant-projet de loi sur les restructurations.

 

"Si cette situation était confirmée, le Medef considérerait que le gouvernement renonce à des dispositions essentielles pour la compétitivité de l'entreprise, la croissance et l'emploi", affirme notre cher baron et il ajoute"Le Conseil exécutif du Medef sera saisi le 18 octobre de la situation créée par la reculade précipitée du gouvernement sur l'essentiel des dispositions relatives aux restructurations qu'il avait insérées dans le projet de loi de Cohésion sociale après consultation des partenaires sociaux".

 

Le Medef et les 35 heures la parole a ce cher baron

 

Le gouvernement vous a demandé récemment de faire un bilan de la situation des entreprises en ce qui concerne les 35 heures. Que lui avez-vous dit ?

 

Nous avons d'abord dit au gouvernement que nous lui demandions de rendre la liberté à chaque entreprise d'organiser le temps de travail en son sein en dialogue avec ses salariés. Nous demandons donc que les lois Aubry ne s'appliquent à une entreprise que si celle -ci n'est pas convenue avec son personnel de quelque chose de plus adapté pour elle et pour ses salariés.

 

Les patrons de grandes entreprises ne sont pourtant pas prêts à remettre en cause cette loi. Ne représentez-vous pas avant tout les intérêts des petites et moyennes entreprises dans cette affaire ?

 

Par l'intermédiaire de près de 500 syndicats professionnels et des ses organisations territoriales, le MEDEF représente plus de 700000 entreprises françaises dont une immense majorité sont de petite et moyenne taille. Nous avons dans notre pays que 2000 entreprises de plus de 500 salariés. Le point de vue du CAC 40 n'est pas représentatif de ce que le MEDEF entend de ses membres, sur le terrain, à propos des 35 heures.

 

Concrètement, quelles sont vos demandes d'assouplissement en ce qui concerne la Loi sur les 35 heures ?

 

Les entreprises ne peuvent pas se contenter de quelques assouplissements auxquels le gouvernement réfléchit. Mais nous lui disons que s'il veut assouplir, il faut tout d'abord étendre aux entreprises de moins de 50 salariés le régime des 35 heures applicable aux moins de 20 salariés. Nous trouvons acceptable l'idée d'une globalisation des heures supplémentaires entre les salariés d'une même entreprise, les heures non prises par les uns étant à la disposition des autres. Nous trouvions juste aussi que les heures supplémentaires entre 35 et 39 heures ne soient plus majorées à un taux de 25% mais de 10%. Tout en approuvant les pistes d'assouplissement des 35 heures, nous précisons qu'il appartient à chaque entreprise de négocier avec ses salariés la manière dont elle souhaite organiser le temps de travail en son sein. Nous n'acceptons pas l'idée que la réglementation sur ces questions s'applique de la même façon à toutes les entreprises. La loi ne peut pas s'appliquer de manière identique à plus de 2 millions d'entreprises françaises, de taille, de secteur d'activité, de régime et de situation différentes.

 

Le gouvernement ces derniers jours semble pourtant avoir pris des mesures fiscales favorables aux entreprises !

 

Depuis son arrivée le gouvernement n'a pas pris de décision dans les deux principaux domaines qui gênent la vie quotidiennes des entreprises : Le code du travail et la loi sur les 35 heures. Il a pris des mesures qui facilitent la création d'entreprises. Il a aussi pris une décision sur la taxe professionnelle mais elle ne s'appliquera qu'en 2007 et n'a donc aucun impact aujourd'hui. En revanche, il est revenu sur sa parole d'alléger les charges liées à la très forte augmentation du SMIC et il compte augmenter la taxe d'apprentissage. Sa décision de supprimer en deux ans une augmentation provisoire de l'impôt sur les sociétés aurait dû être prise depuis 7 ou 8 ans. C'était une surtaxe qui s'éternisait.

 

Les négociations sur la question du traitement social des restructurations viennent d'échouer. Les syndicats vous reprochent surtout de chercher à obtenir des facilités de licenciements !

 

Sur le plan de l'accompagnement des restructurations, les entreprises demandaient au gouvernement d'annuler les dispositions prises par l'équipe précédente dans ce que l'on appelait improprement la Loi de Modernisation Sociale. Il ne l'a pas fait. Il les a simplement suspendues en confiant aux partenaires sociaux le soin de traiter le sujet entre eux. Or nous avions dit dès le départ que les syndicats ne pouvaient accepter les demandes qui étaient les nôtres afin de permettre d'adapter plus vite les entreprises aux exigences du marché. Ça n'a donc pas été une surprise de voir ces négociations échouer. Nous demandons aujourd'hui que le gouvernement agisse dans l'intérêt général et prenne les dispositions nécessaires afin que les entreprises françaises aient les mêmes droits que les autres en Europe.

 

Le dialogue social est-il en panne aujourd'hui ?

 

Le dialogue social est loin d'être en panne. Il est stimulé par ce que nous appelons la Refondation sociale et qui a permis d'accéder à des grands accords dans les domaines de la formation, des politiques de santé, de l'assurance chômage, et des rentraites complémentaires. Nous avons eu ces dernières années des négociations sociales très intenses. Nous en sommes fier. Le dialogue social est quelque chose d'essentiel pour le MEDEF.

 

 l'interview du baron se passe de tout commentaire