Les syndicats suédois dans la rue

 

LO, la principale confédération syndicale suédoise a manifesté le 14 décembre contre un projet de réforme qui prévoit de baisser les allocations d'augmenter drastiquement les cotisations chômage, pour financer les baisses d'impôts promises.

Le projet affaiblirait la position de prédominance des syndicats, qui gèrent la plupart des caisses de chômage. Il prévoit de multiplier les cotisations de chômage, ce qui pourrait se faire au détriment de l'adhésion au syndicat, qui pourrait devenir trop chère pour de nombreux travailleurs.

LO rassemble environ 80% des travailleurs suédois et a pu remettre au ministre du Travail, Sven Otto Littorin du nouveau gouvernement de droite, une pétition contre la réforme rassemblant 250 000 signatures, dénotant une peur de salaires plus bas à cause du taux de remboursement diminué.

Roumanie

Les patronats et les syndicats ont établi un salaire minimum de 440 lei

 

Les patronats et les syndicats ont établi mercredi l’octroi d’un salaire minimum de 440 lei pour 2007 (1 euro=3,4 lei).

Les négociations ont duré cinq semaines. Les syndicats ont demandé l’octroi de 60 % du salaire moyen au niveau économique, comme prévu dans l’UE. Finalement, le salaire convenu est de 440 lei et sera accordé à tous les employés qui négocient les contrats de travail.

Le gouvernement a proposé, par un projet de loi, l’octroi d’un salaire minimum de 390 lei. Ce salaire sera obligatoire pour les employés du secteur public.

Donc, en 2007 il y aura en Roumanie deux niveaux du salaire minimum.

 

Les syndicats Belges manifesteront jeudi devant le siège de la Fedis

 

Le front commun syndical du secteur du commerce (SETCa, CNE, CGSLB) manifestera le 14 décembre devant le siège de la Fedis, la Fédération des entreprises de distribution, afin de dénoncer le blocage des négociations dans le cadre de l'exécution du pacte de solidarité entre les générations.

"Dans les années à venir, une carrière de 38 ans sera nécessaire pour accéder à la prépension à 58 ans et il faudra travailler pendant 35 ans pour partir à 60 ans", a rappelé le front commun.

Or, dans le secteur du commerce plus qu'ailleurs, les carrières sont atypiques, temps partiels, crédit-temps, chômage partiel ou complet involontaire constituant la norme. Bon nombre de travailleurs "ont des difficultés à établir une carrière suffisante pour ouvrir le droit à la prépension".

"En fonction de la pyramide des âges dans les entreprises du secteur, tant les employeurs que les travailleurs ont intérêt à ce que les conditions d'assimilation des carrières incomplètes pour accéder à la prépension soient adaptées aux situations concrètes", conclut le front commun, qui demande à la Fedis de "peser de tout son poids dans les négociations actuellement en cours au sein du groupe des 10".

 

Manifestation à Bruxelles en solidarité avec VW Forest

 

Les syndicats belges avaient appelé à cette manifestation peu après l'annonce que Volkswagen allait transférer de Bruxelles vers ses usines allemandes la production de la Golf, une décision qui devait entraîner la perte de 3.500 à 4.000 emplois sur les quelque 5.300 que compte l'usine de Forest.

Le cortège, comprenant des travailleurs venus de toute la Belgique, au sein de laquelle se mêlaient des délégations venues d'Allemagne, de France, d'Italie ou encore du Luxembourg et d'Espagne et où dominaient le rouge, le vert et le bleu, les couleurs des trois grands syndicats belges FGTB (socialiste), CSC (chrétien) et CGSLB (libéral).

Dans la première partie du cortège, des travailleurs de VW-Forest portaient une banderole sur laquelle on pouvait lire le simple slogan "Solidaires pour l'emploi".

Derrière eux marchaient leurs représentants, qui ont négocié depuis deux semaines avec la direction du constructeur automobile allemand pour tenter de réduire l'impact de la restructuration massive annoncée le 21 novembre.

Se succédant sur une tribune installée sur le lieu d'arrivée de la manifestation, les leaders syndicaux ont incité la foule à "continuer le combat", l'avenir de VW Forest n'étant pas encore garanti.

"C'est un scandale, comment VW a viré des milliers de personnes. La seule réponse, c'est la solidarité internationale", a lancé, le président national de la CSC.

Se réjouissant du "succès" de la mobilisation, les syndicats belges ont salué la solidarité du puissant syndicat allemand IG Metall, qui avait pourtant été soupçonné d'avoir joué la carte de l'emploi en Allemagne plutôt que celle de la solidarité.

Pour le député européen français Francis Wurtz (communiste), présent dans le cortège, "cette manifestation, cette mobilisation énorme, rassemble d'abord des gens venus de plein d'horizons européens qui veulent empêcher une nouvelle catastrophe sociale en Belgique".

"Mais c'est aussi un message pour dire qu'on ne peut pas opposer les travailleurs entre eux pour faire reculer les acquis sociaux. Sinon, il ne faut pas parler d'Europe sociale", a ajouté M. Wurtz.

En grève depuis le 17 novembre, les salariés de l'usine devraient décider en début de semaine de reprendre ou non le travail, comme le demande la direction du groupe.

 

Le Syndicat du personnel des transports (Neuchâtel en Suisse) prête main forte à celui de la communication pour dénoncer le projet de restructuration de la Poste.

 

«Le Gygiator, fossoyeur d'emplois de La Poste»... Placardée sur un cercueil déposé au centre de la place de l'Europe de Neuchâtel, une affiche donne le ton de la manifestation pacifique organisée par le Syndicat de la communication où le projet Ymago de La Poste suisse a été sifflé.

Secrétaire régional du Syndicat de la communication à Neuchâtel, Jean-Marc Borgeat a d'emblée dénoncé le démantèlement du réseau postal auquel conduira Ymago. D'autant plus que les régions périphériques seront les plus touchées.

Président de Syndicom, Christian Levrat surenchérit: «La Poste va dans la mauvaise direction, elle qui diminue ses prestations en fermant ses offices par étape.» En effet, selon M. Levrat, un tiers des prestations sont effectuées au guichet et ce chiffre est stable depuis plusieurs années.

Le syndicaliste se demande combien d'offices seront fermés prochainement, alors que La Poste a annoncé des bénéfices faramineux. Par ailleurs, Jean-Marc Borgeat estime que La Poste n'est pas plus moderne que sociale. «Ymago vise la suppression de 400 à 500 emplois complets, tandis que 750 collaborateurs subiront des réductions de salaire.» «Nous avons affaire à un management qui démissionne devant ses obligations sociales», accuse Christian Levrat.

 «La Poste n'appartient pas à M.Gygi. De même pour les chemins de fers, qui ne sont pas la propriété de M. Weibel. Mais celle de la Confédération, c'est-à-dire, de nous toutes et tous», a lancé le président du Syndicat du personnel des transports (SEV) Pierre-Alain Gentil, qui participait à la manifestation de Neuchâtel en compagnie de cheminots.

M. Gentil souligne que le SEV rencontre des difficultés similaires à celles de Syndicom. «Nous avons affaire à des directeurs obsédés par le rendement, qui prônent une inutile concurrence et qui ont la volonté sournoise de faire entrer La Poste, tout comme les CFF, en bourse.» Les deux syndicats uniront donc leurs forces au combat, a fait savoir Christian Levrat: «Les employeurs de ce pays doivent savoir que la solidarité syndicale existe.»

 

Sanyo (Japon) supprime 2.200 nouveaux emplois

 

Le groupe japonais basé à Osaka a annoncé une nouvelle charrette de 2.200 suppressions d'emplois d'ici mars 2007, dont 1.500 au Japon.

Des charges exceptionnelles de 40 milliards de yens (267 millions d'euros) seront passées pour faire face à ces restructurations.

Sanyo avait déjà annoncé en juillet 2005 un plan de la dernière chance visant à restructurer ou abandonner les activités qui ne sont pas jugées centrales.

Ce plan s'est accompagné de 14.000 suppressions d'emplois dans le monde, soit environ 15% des effectifs du groupe.

 

Appel à une manifestation internationale

 

Les syndicats de  VW Forest  appellent à une manifestation internationale pour l'emploi.

Choqués par une restructuration qui pour beaucoup annonce la fermeture de leur usine, les salariés de VW Forest se montrent déterminés à "faire payer le maximum" au groupe allemand, dont la décision suscite colère et consternation.

Les syndicats vont battre le rappel pour la manifestation internationale et interprofessionnelle qui aura lieu le samedi 2 décembre, alors que les représentants des travailleurs de VW Forest discutent actuellement, en front commun, des actions à mener après l'annonce de quelque 4.000 licenciements.

Des syndicats étrangers ainsi que des travailleurs d'autres secteurs devraient notamment participer à la manifestation du 2 décembre. Mercredi soir, le front commun a également discuté de la surveillance et de l'organisation des piquets de grève placés devant l'entrée principale du site bruxellois.

Après des semaines d'incertitude, Volkswagen a annoncé mardi qu'il allait arrêter la production de la Golf en Belgique pour rapatrier la production en Allemagne, une décision entraînant la suppression de 3.500 à 4.000 emplois sur les quelque 5.300 que compte son usine de Forest.

Vingt-quatre heures après cette annonce, les salariés de Forest étaient comme tétanisés. Rassemblés en foule compact devant l'usine, ils ont écouté dans le calme les représentants des trois syndicats (FGTB, CSC et CGSLB) leur confirmer, depuis les étages supérieurs d'un parking, la mauvaise nouvelle et leur demander de "rester à la maison" ces prochains jours. Face à un personnel "nerveux et très amer", le principal mot d'ordre est "de rester calme afin que ni la population ni les médias ne se retournent contre nous" durant les négociations, a expliqué le responsable syndical FGTB.

Le 27 novembre, les syndicats se rendront à la Fédération européenne des métallurgistes (FEM), à laquelle appartient le syndicat allemand IG Metall, accusé par certains d'avoir rompu la solidarité entre les usines du groupe en favorisant l'emploi en Allemagne.

L'eurodéputé communiste français Francis Wurtz a pour sa part réclamé que le Parlement européen débatte de cette "catastrophe sociale" avec la Commission européenne lors de leur prochaine réunion, les 29 et 30 novembre, soulignant qu'elle représentait un "défi à l'échelle de toute l'Union européenne".

La Commission a, elle, promis d'examiner "dans quelle mesure le fonds social pourra mettre des moyens à disposition" des autorités belges, par exemple pour la formation des salariés licenciés.

 

Allemagne 220.000 manifestants contre les réformes gouvernementales

 

A l'appel de la Confédération syndicale allemande (DGB), 220. 000 allemands sont descendus dans la rue, samedi 21 octobre, pour manifester contre les réformes économiques et sociales prévues par le gouvernement d'Angela Merkel.

Les manifestations, qui ont commencé en début d'après-midi, se sont déroulées dans les villes de Stuttgart, Berlin, Francfort, Munich et Dortmund.

Les syndicats protestent principalement contre le projet gouvernemental de repousser l'âge de la retraite de 65 à 67 ans, contre la réforme du système d'assurance-maladie et contre le manque de places d'apprentissage.

"Si le gouvernement conduit ses réformes sans tenir compte de la justice sociale, je crains que notre démocratie n'en soit durablement endommagée", a déclaré Michael Sommer, chef du DGB, en faisant référence aux récents succès électoraux de l'extrême droite allemande.

 

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