Conférence de presse

 

IL FAUT SAUVER GIAT INDUSTRIES

 

Intervention de Georges SARRE

 

- Sénat -

Mardi 2 mars 2004 

Mesdames, Messieurs,

 

Il plane sur GIAT Industries une véritable conspiration du silence ! il pèse sur GIAT tout le poids de ceux qui veulent endormir, anesthésier leurs opposants pour mieux euthanasier un fleuron de notre industrie de défense, une industrie de pointe, la meilleure au monde dans de nombreux domaines.

 

Certains ont eu le courage de défier les auteurs de ce plan de liquidation qu’est le plan Vigneron. Ainsi un Contrôleur Général des Armées a-t-il fait savoir sa réprobation et établi des pistes contredisant les prescriptions de l’équipe Vigneron.

 

Il convient de saluer le courage et la résistance de milliers de salariés. Les syndicats ont fourni un travail exemplaire, tant dans la mobilisation que sur le travail de réfutation des pseudo arguments de la direction. L’unité des syndicats est primordiale. Le plus longtemps les salariés tiendront, le plus les chances de sauver GIAT seront grandes !

 

Soulignons que les quelques concessions de la direction sur le volet social du plan Vigneron sont un aveu de culpabilité. Mais quelques concessions ne sauraient suffir ! D’autant que les 3100 emplois supprimés vont contribuer à détériorer la productivité et à compromettre l’existence de l’entreprise.

 

Les annonces verbales de reclassement des personnels – construction de prisons etc… - ne sauraient rassurer personne. Des milliers de salariés et des régions déjà durement frappées vont terriblement souffrir. Il y aura une casse sociale importante et une perte définitive d’un savoir-faire pourtant essentiel à notre pays.

 

Il faut sauver GIAT, il faut rouvrir le volet industriel du plan de restructuration !

 

La menace de mort sur GIAT est grandement due à l’absence de projet industriel viable pour cette entreprise.

 

Monsieur Vigneron n’est pas un industriel, cela n’a jamais été son métier. En revanche Monsieur Vigneron est un liquidateur !

 

Nous sommes face à une situation extravagante :

 

Les conséquences de ce plan seront catastrophiques : La France ne pourra plus équiper son armée de terre. Quant à l’armée de l’air, les difficultés s’amoncelleront pour elle, notamment en matière d’équipement du rafale.

 

Les incohérences sont majeures. Elles se basent d’abord sur une absence de prise en compte des perspectives du marché.

 

La réduction de l’entreprise à un effectif de 2500 employés compromettra définitivement la viabilité de l’entreprise.

 

Les transferts d’un site à l’autre ne tiennent aucun compte des réalités industrielles fondamentales d’une entreprise comme GIAT. On pense sans doute pouvoir faire abstraction des réalités industrielles… Funeste erreur !

 

Je citerai un exemple : l’activité munitionnaire de GIAT Industries

 

Les conséquences seront catastrophiques, en effet, en matière d’activité munitionnaire : Il est en effet essentiel que GIAT puisse répondre à des demandes exceptionnelles d’augmentation de cadence pour l’armée française. Or la direction de GIAT entend abandonner des sites de production comme Graves (Cusset) ou la forge de Tarbes. GIAT Industries estime qu’il est possible d’équilibrer son activité munitionnaire avec un niveau de commandes de 30 millions d’euros par an. Il estime pouvoir en obtenir 20 millions. Il ne reste donc que 10 millions d’euros. Or le coût d’abandon de Tarbes et Cusset sera plus élevé que les dix millions de commandes à trouver… L’armée française risque donc rapidement de devoir se fournir en munitions à l’étranger.

 

Dans quelques années, GIAT Industries n’existera plus ! Quelques caïmans se seront offerts quelques usines favorisant ainsi leur enrichissement…

 

Nous n’acceptons pas cette liquidation !  Nous en appelons à la conscience des responsables politiques aujourd’hui aux affaires.

 

La situation présente n’est que due à l’inconsistance et à la profonde médiocrité de l’équipe de direction, incapable de vendre à l’étranger, incapable de comprendre les marchés internationaux. Au vide de leur vision pour GIAT a correspondu le vide organisé des carnets de commande !

 

Nous n’en resterons pas là ! Nous ne nous résignons par et lançons donc une pétition nationale pour le sauvetage de GIAT. Nous adressons cette pétition à tous ceux qui, élus ou non, ont à cœur de voir la France conserver une vraie industrie de défense et qui refusent la fausse fatalité du plan de Monsieur Vigneron.

Paris, le 13 février 2004

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen tient à marquer sa solidarité avec l'Intersyndicale des journalistes de Radio France en grève pour affirmer leur attachement à la Convention collective nationale du travail des Journalistes et à son avenant audiovisuel.

 

Depuis 1974, toutes les entreprises de l'audiovisuel public (France Télévisions, RFO et Radio France) dépendent d’une même convention collective. En 1994, au terme d’une longue période de grève, le plan Servat a été adopté prévoyant un régulier contrôle afin d’éviter les disparités entre les journalistes de France Télévisions et ceux de Radio France. Or, depuis quatre années, l’Etat n’a pas respecté la mise en œuvre de ce plan. Résultat, aujourd’hui, des différences de l'ordre de 18 à 20% existent entre les salaires des journalistes de Radio France et ceux de leurs collègues de la télévision publique.

 

Il est du devoir de l'Etat d’honorer sa signature et de procéder dans les meilleurs délais au bilan des disparités entre deux sociétés appartenant toujours, et jusqu'à preuve du contraire, au même groupe public.

 

Au delà du soutien à ces revendications, le Mouvement Républicain et Citoyen dénonce le refus du ministre de la Culture et de la Communication de s’impliquer personnellement dans la gestion de cette crise. S’agissant d'harmonisation salariale dans l'audiovisuel public, secteur sous sa tutelle, c’est bien la responsabilité du ministre de la culture qui est engagée. Jean-Jacques Aillagon doit donc s’investir dans ce dossier en veillant à ce que les salariés de Radio France ne deviennent pas les parents pauvres du service public.

 

En refusant d'apporter à la direction de Radio France les moyens financiers lui permettant d'ouvrir les négociations avec les syndicats, le ministre de la culture choisit une nouvelle fois de jouer la carte de la «politique de l’autruche» en espérant que le pourrissement de la situation entraînera la résignation du personnel. Après les intermittents du spectacle, dans ce dossier, le ministre de la culture nous démontre une fois de plus toute la faiblesse de sa détermination politique.

 

Paris, le 28 janvier 2004

 

Le plan Vigneron condamne à mort GIAT Industries.

 

La direction de GIAT Industries présente ce jour une nouvelle version du volet social du Plan Vigneron. Ce plan n’est rien d’autre qu’une liquidation programmée de GIAT industries, au bénéfice de quelques sociétés privées.

Ce plan de fermeture met en danger jusqu’à l’existence même d’un savoir-faire. S’acharnant à vouloir faire disparaître 3400 emplois sur les 6000 existant, la direction de l’entreprise évite soigneusement d’aborder la question de fond : l’armée de terre française peut-elle se priver de GIAT industries ? La réponse est non !

GIAT Industries est une entreprise vitale pour la France. Force est de constater que, dans un silence coupable, l’équipe dirigeante de GIAT saborde un fleuron de notre industrie et compromet toutes les chances ou opportunités qu’elle aurait de se sortir de l’ornière.

Il faut donc un autre plan pour cette entreprise, et cela passe par le remplacement de Monsieur Vigneron. Cela permettrait de vraies négociations sur le plan industriel et ainsi aller au fond du problème. Il appartient au gouvernement de prendre conscience que l’équipe dirigeante de GIAT doit changer pour que GIAT vive !

 

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