La restructuration Giat Industries entre le 1er juillet dans sa phase concrète

 

 

La restructuration de Giat Industries, la plus lourde socialement depuis celle d'Air Lib, entre dans sa phase concrète avec l'affichage dans les établissements du groupe des 1.834 premiers postes supprimés.

Annoncé en avril 2003 et combattu pendant de longs mois par les salariés à coups de grève, d'actions dures et de blocage de la production, le plan social prévoit la suppression, d'ici 2006, de 3.100 emplois sur 6.000.

Le groupe public d'armement terrestre, spécialisé dans les systèmes blindés d'armes et de munitions pour l'armée, la gendarmerie et la police, a connu cinq plans sociaux depuis 1998. Il comptait quelque 18.000 salariés au début des années 1990.

La sixième restructuration, prévoit la fermeture du site de Cusset (Allier), ainsi qu'une importante réduction des activités à Saint-Chamond (Loire), Tulle (Corrèze), Toulouse (Haute-Garonne) et Tarbes (Hautes-Pyrénées).

Selon les syndicats, sur ces 1.834 personnes concernées, 520 doivent bénéficier de mesures d'âge et 510 de départs volontaires. Quelque 150 salariés seront reclassés dans des établissements de la défense.

Resteront plus de 600 ouvriers d'Etat, fonctionnaires et salariés sous convention collective, qui se verront "notifier", nominativement cette fois-ci, la disparition de leur emploi au 1er octobre.

Au vu "du retard pris dans la production", notamment du char Leclerc et "en signe d'apaisement social, les syndicats demandent qu'il n'y ait aucune notification au 1er octobre et que tous les salariés ne bénéficiant pas de mesures sociales, restent.

 

Pour en savoir plus vous pouvez consulter le site de www.cgt-giat.fr

 

 

ALTADIS a présenté un nouveau projet de plan social

 

Suite au jugement rendu le 15 juin dernier par le Tribunal de Grande Instance de Paris, annulant le volet social du plan de restructuration d'Altadis en France, le groupe a décidé de présenter un nouveau projet de plan social au CCE et aux Comités d'établissements locaux.

"Le plan de restructuration, qui concerne la France et l'Espagne, prévoit, en France, la fermeture de l'usine de cigarettes et du centre de distribution de Lille, de l'atelier de cigares de Morlaix, du centre de Traitement et de Battage de Tonneins ainsi que de deux unités techniques à Dijon".

Le groupe franco-espagnol Altadis est né du rapprochement de la Seita et de Tabacalera, est l'un des leaders de l'industrie européenne du tabac et de la distribution. Il détient des positions clés dans ses trois domaines d'activité : numéro 3 en Europe de l'Ouest sur le marché des cigarettes (avec parmi ses marques phares Gauloises ou Fortuna), numéro un mondial dans le domaine des cigares et l'un des principaux acteurs d'Europe du Sud dans la distribution de proximité.

 

 

Les chercheurs demandent au gouvernement de "tenir ses promesses"

 

Les chercheurs se sont rassemblés le 25 juin devant la faculté de Jussieu à Paris, pour demander au gouvernement de "tenir les promesses" faites en matière de recherche publique à l'issue du mouvement du printemps dernier.

Le collectif "Sauvons la recherche" et l'ensemble des syndicats de ce secteur avaient appelé à ce rassemblement.

Le 7 avril, après plusieurs semaines de manifestations des chercheurs, le ministre de l'Education et de la recherche François Fillon avait annoncé la création de 550 postes de chercheurs titulaires, ainsi que celle de 1.000 postes dans les filières scientifiques de l'enseignement supérieur.

Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin avait déjà confirmé en mars que la recherche publique en France représenterait 3% du PIB en 2010, et avait chiffré l'effort à faire pour y parvenir à "au moins 3 milliards d'euros supplémentaires d'ici la fin de cette législature" en 2007, soit un milliard par an à partir de 2005.

Le ministre de l'Economie Nicolas Sarkozy a affirmé que "les engagements pris par l'Etat concernant l'effort de financement (en matière de recherche) seront respectés à l'euro près".

"C'est une déclaration encourageante, mais l'affaire est mal engagée. Car la seule chose dont on est sûr actuellement pour 2005, c'est qu'on n'aura pas de transformation d'emplois statutaires en contrats précaires. Pour le reste, c'est l'inconnue", a expliqué de son côté le secrétaire général du Syndicat national des chercheurs scientifiques-FSU (SNCS-FSU.

Il a souligné qu'à "l'issue du mouvement, les chercheurs se sont engagés dans des Etats généraux pour faire des propositions au gouvernement. Donc, nous n'accepterons pas une stagnation des moyens de la recherche. Le gouvernement, de son côté, doit mettre ses actes en accord avec ses promesses".

 

 

La consommation des ménages en baisse en mai

 

La consommation de produits manufacturés par les ménages français a baissé de 0,2% en mai,

En mai, seuls les achats d'automobiles ont augmenté par rapport au mois précédent.

En revanche, les achats de biens d'équipement du logement ont à nouveau fléchi (-1,1% après -1,3% en avril).

 

Carrières longues:

Les syndicats rejettent le dispositif de Dutreil

 

 

Le ministre de la Fonction publique, Renaud Dutreil, n'a rallié aucun des sept syndicats du secteur à son dispositif de départ anticipé à la retraite des fonctionnaires ayant commencé à travailler jeunes, un projet qui fera donc l'objet d'une décision unilatérale.

Dès la première rencontre entre les syndicats et le ministère le 7 juin, la négociation sur les carrières longues dans la fonction publique avait paru mal engagé, les sept fédérations claquant la porte en dénonçant des conditions d'adhésion au dispositif "inacceptables".

Vendredi soir, à l'issue de la deuxième et dernière séance, et malgré de nouvelles propositions apportées par Renaud Dutreil, les fédérations CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, CFTC, CFE-CGC ont annoncé qu'aucune d'entre elles ne pouvait cautionner le projet du gouvernement.

 

Depuis un an, les organisations syndicales demandaient la stricte transposition à la fonction publique du dispositif permettant à l'ensemble des salariés du privé ayant commencé leur activité avant l'âge de 15, 16 ou 17 ans, de bénéficier d'un droit anticipé à la retraite - ouvert à 56, 57, 58 ou 59 ans, selon qu'ils peuvent faire valoir une durée cotisée de 42, 41 ou 40 ans.

Si ces mesures étaient appliquées dans les mêmes conditions aux trois fonctions publiques, entre 25.000 et 27.500 agents pourraient bénéficier d'un départ anticipé.

Mais contrairement au secteur privé où aucune montée en charge du dispositif n'est prévue, Renaud Dutreil a annoncé aux syndicats : "les contraintes budgétaires m'imposent d'étaler la mise en oeuvre du dispositif sur trois ans, de 2005 à 2008". Ainsi, la possibilité de départ anticipé avant 60 ans ne sera pas ouvert d'une seul coup à l'ensemble des fonctionnaires pouvant y prétendre, mais se fera par tranches d'âge.

Selon les propositions du ministère, les agents âgés de 59 ans et ayant commencé à travailler avant 17 ans pourront adhérer au dispositif à partir du 1er janvier 2005. Le droit sera étendu en juillet 2006 aux fonctionnaires âgés de 58 et ayant entamé leur carrière avant 16 ans. En dernier lieu, au 1er janvier 2008, les agents de 56 et 57 ans ayant commencé à travailler avant 16 ans pourront partir à la retraite.

Seule concession du ministre saluée favorablement par les syndicats mais insuffisante à leurs yeux, Renaud Dutreil a retiré la condition d'une durée de service minimum dans la fonction publique pour pouvoir bénéficier d'un départ anticipé.

 

Retraites des fonctionnaires: les négociations sur les "carrières longues" dans l'impasse

 

Les négociations tournent court entre les fédérations de fonctionnaires et leur ministre de tutelle, Renaud Dutreil. Les sept organisations syndicales ont claqué la porte lors de la première séance de discussions concernant l'application aux fonctionnaires de la mesure permettant aux salariés ayant commencé à travailler très jeunes de cesser leur activité avant l'âge de 60 ans.

Les syndicats ont quitté la réunion moins d'une heure après s'être installés autour de la table avec le ministre, arguant que celui-ci proposait une "application trop restrictive, frisant la provocation" de cette mesure de la réforme des retraites déjà appliquée aux salariés du privé depuis le 1er janvier dernier.

Selon le secrétaire général de la FSU, M. Dutreil proposait d'appliquer ce dispositif aux fonctionnaires ayant commencé à travailler à 14, 15 ou 16 ans à condition qu'ils soient âgés de 59 ans et qu'ils aient cotisé 42, voire 43 ans.

Une nouvelle rencontre prévue pour le 18 juin prochain semblait quelque peu compromise lundi soir.

C'est la CFDT qui a donné le signal du départ aux autres organisations syndicales. La CFDT est en effet très à cheval sur les conditions d'application de ce dispositif dit des "carrières longues", sa mise en oeuvre ayant conditionné le ralliement de la centrale syndicale de François Cherèque à la réforme des retraites adoptée l'été dernier.

En décembre, la CFDT avait d'ailleurs déjà protesté très vivement contre le fait que cette mesure ne soit pas appliquée aux fonctionnaires à partir du 1er janvier.

Un communiqué intersyndical a été diffusé "pour rappeler les exigences des fédérations de fonctionnaires sur ce dossier".

 

 

Schneider supprime 318 postes

 

Schneider Electric prévoit la suppression essentiellement dans la région de Grenoble (Isère) et, dans une moindre mesure, le région parisienne de 318 postes sur un effectif de 22.000 personnes. Les nouvelles suppressions prévues s’ajoutent au 620 suppressions d'emplois annoncées en janvier dernier.

 

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